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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /Nov /2006 14:57
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /Juin /2006 19:25

Pierre-André Taguieff dénonce “l’immigrationnisme, dernière utopie des bien-pensants”
Philosophe et politologue jadis classé à gauche, Pierre-André Taguieff passait même pour un partisan résolu de l’immigration, puisqu’il avait notamment contribué à un ouvrage collectif publié sous l’égide de l’association mitterrandienne SOS-Racisme. Puis, les années passant, il a évolué vers des positions plus nuancées qui lui valurent d’être classé parmi la galaxie intellectuelle dite des “néo-réactionnaires”. Dans une récente tribune publiée par Le Figaro, il aggrave encore son cas en raillant la logique antipolitique et totalitaire de ceux qu’il appelle les “immigrationnistes”. Morceaux choisis :

« Partons de la thèse bien-pensante sur l'immigration, la thèse centrale de l'immigrationnisme, telle qu'elle est formulée dans le langage politique ordinaire : l'immigration serait un phénomène à la fois inéluctable et positif. C'est là une thèse étrange, qui a pour conséquence de fermer la discussion qu'elle semble ouvrir. Si l'immigration est inéluctable, au point d'incarner une fatalité, il n'y a qu'une politique possible : celle de l'adaptation au processus fatal. »;

« Si, en outre, l'immigration est un phénomène intrinsèquement positif, alors il faut se réjouir devant l'inéluctable, et tout faire pour éliminer les obstacles, limites et autres restrictions susceptibles d'empêcher la totale liberté des candidats à l'immigration de venir s'installer dans le pays de leur choix. »

« Mais il s'agit encore de faire taire définitivement les objecteurs et les récalcitrants […]. C'est à ce point que le moralisme est sollicité […]. D'abord sur la base d'une instrumentalisation de la compassion pour les pauvres et de l'indignation face à la misère humaine […]. Si la mauvaise conscience de l'Occidental supposé nanti n'est pas suffisamment réveillée, une deuxième salve […] peut être tirée sous la forme d'un chantage du type : “Si vous refusez l'ouverture totale des frontières et la régularisation de tous les sanspapiers qui en font la demande, alors […] vous êtes atteint par le virus de la xénophobie ou du racisme.” L'effet d'intimidation est ici maximal. […] L'Occidental soupçonné de “racisme”, terrifié à la seule perception vague de la mort sociale qui le menace, va donner des gages à ses accusateurs en se présentant comme un chaud partisan de l'immigration providentielle. Tel est le grand chantage des bienpensants. Il a pour principal effet de transformer la politique en une impolitique, et, ce faisant, de désarmer les nations démocratiques face aux nouvelles menaces. »

Extraits de “L’immigrationnisme, dernière utopie des bien-pensants”, tribune publiée par Pierre-André Taguieff, philosophe, politologue et chercheur au CNRS, dans Le Figaro du 9 mai 2006.

Par fritz - Publié dans : articles
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /Juin /2006 19:16
L’échec de l’idéologie foot comme opium de l’intégration


La victoire de l’équipe de France en Coupe du monde de football en 1998 a donné lieu à un double délire : émotionnel et interprétationnel. Huit ans plus tard, il n’en reste rien. Raison de plus pour en faire l’analyse et prendre du recul.
Explications :


1. Un consensus de Krivine à Le Pen

Le succès de l’équipe de France durant la Coupe du monde 1998 fit l’objet d’un formidable emballement médiatique. La victoire finale des « bleus » déboucha dans de nombreuses villes et bourgades sur des défilés automobiles avec oriflammes et drapeaux reprenant la chorégraphie de la Libération de Paris.
Les classes économique, politique et médiatique communièrent dans la même émotion.
De Le Pen à Krivine le consensus fut unanime pour saluer l’exploit des joueurs tricolores.

Huit ans plus tard ce souvenir est encore utilisé comme viatique politique. Ainsi le numéro deux du mouvement de Philippe de Villiers, le MPF, Guillaume Peltier, essaie de se faire pardonner son passage au Front National de la Jeunesse (FNJ), à la fin des années 1990, en faisant valoir qu’il y avait soutenu l’équipe de France de football. Ainsi explique-t-il aux journalistes qu’à défaut d’être politiquement correct, il était déjà footballistiquement correct !
Reste que tout le discours conformiste d’accompagnement de la Coupe du monde de 1998 à propos de la France multiraciale unie et de retour en tête sur la scène économique mondiale n’a pas résisté aux faits.


2. La transmutation économique du pays n’a pas eu lieu

Confondant le monde de la fiction sportive et celui de la réalité, bien des commentateurs ont affirmé que la victoire de l’équipe de France se traduirait par le retour de la puissance et de la croissance françaises.
Le géopolitologue socialiste Pascal Boniface voyait même dans la Coupe du monde « un moyen de l’indépendance nationale » pendant qu’à l’occasion du retour du succès pour l’équipe de France, en 2000, lors de la Coupe d’Europe, Laurent Joffrin du « Nouvel Observateur », saluait le 6 juillet 2000 la transmutation du pays : « Une équipe a changé une nation. Depuis deux ans on sait qu’un lien indéfinissable s’est tissé entre les résultats de 22 hommes et l’esprit de 60 millions d’autres. Le pays des brillants seconds est devenu celui des gagnants méthodiques, de la confiance conquérante. Dans la mondialisation comme dans le football, la France ne subit plus le match ».

Les faits se sont chargés de rappeler la réalité. L’heure est aux « déclinologues » qui démontrent, sans peine, que la France recule sur la scène économique internationale en termes de croissance, d’exportations, d’innovation et que ses déséquilibres financiers et sociaux la tirent toujours plus vers le bas.

Au demeurant une simple étude de l’histoire de la Coupe du monde de football suffit à montrer une déconnection totale entre les succès footballistiques d’un pays et sa situation générale. Ainsi, de 1966 à 2002, la Coupe du monde a été remportée trois fois – en 1970, 1994, 2002 - par le Brésil, « pays d’avenir et qui le restera », deux fois par l’Argentine – en 1978, quatre ans avant la sanglante défaite des Malouines, et en 1986, année précédant de peu la grande banqueroute financière ; quant à la seule victoire de la Grande-Bretagne, elle remonte à 1966 ; elle n’est donc pas contemporaine des années Thatcher mais précède la longue période de déclin travailliste des années 1970.

La vérité oblige à dire que le rayonnement d’une nation ne passe pas par le football. D’ailleurs la puissance mondiale dominante, les Etats-Unis d’Amérique, est totalement absente de cette fiction sportive et ne s’en porte pas plus mal !


3. La France black-blanc-beur a vécu

Le 14 juillet 1998, le directeur du « Monde », Jean-Marie Colombani, éditorialise ainsi sur la victoire de l’équipe de France : « Quelque chose a changé ou peut changer la conscience collective ayant trait à notre propre identité telle qu’elle s’est affirmée à travers un grand spectacle planétaire : multiracial, c'est-à-dire noir, blanc, beur ».
Le directeur du « Monde » ne fait ici que reprendre l’opinion politico-médiatique dominante ainsi exprimée par l’urbaniste Roland Castro, le 10 juillet 1998 : « Les Français sont […] devenus physiquement mondiaux. » Pour tous les commentateurs, la France est devenue un Brésil d’Europe et c’est grâce à l’apport de joueurs maghrébins et noirs que l’équipe de France a gagné.
Une série de faits va démonter ces analyses et ces prophéties complaisantes :

– La prétendue supériorité d’une équipe multiraciale, affirmée lors de la Coupe du monde de 1998, a été tournée en dérision, en 2002, lorsque l’équipe de France a été éliminée (sans avoir marqué un seul but) par l’équipe du Danemark, exclusivement composée de descendants de Vikings et dont l’un des joueurs, parfaitement scandinave, Jon Dahl Tomasson, fut le meilleur buteur de la Coupe du monde 2002 ;

– Le prétendu rôle intégrateur du football a montré son échec lors du match amical (!) France/Algérie du 5 octobre 2001 : tous les joueurs de l’équipe de France (sauf Zidane, d’origine algérienne) furent, dès leur entrée, sifflés par le public de banlieue présent au Stade de France, avant que le match soit finalement interrompu par l’invasion de la pelouse par les supporters, généralement juridiquement de nationalité française, de l’Algérie ;

– Les tenants du « foot citoyen » qui militent pour un « ballon arc-en-ciel » estiment que « fédérer toutes les cultures, c’est l’une des grandes vertus du football. Ce métissage, cet apprentissage, cette découverte, cette connaissance de l’autre, font son identité » ; mais dans le même temps les militants du football intégrateur doivent reconnaître que « les équipes communautaires se multiplient et ce repli identitaire ne va pas toujours dans le sens de l’ouverture et de la mixité des cultures » (éditorial du 6 juin 2005) ;
http://www.footcitoyen.org/v2/article.php3?id_article=498

– Plus gravement, à l’occasion des matchs de foot amateur, le nombre des violences entre joueurs et/ou contre les arbitres ne cesse d’augmenter et ces agressions sont souvent commises sur des bases ethniques ;

– Le football comme opium de l’intégration a échoué. En 2003, le forum de l’Association des anciens élèves de l’ENA, Agorena, avait organisé un débat sur « le sport et l’argent » entre Jean-Marie Leblanc, président de la Fédération cycliste, et Frédéric Thiriez, président de la Ligue professionnelle de football. Ce dernier avait repoussé toute question venant de la salle sur les affaires (dopage, corruption) dans le football avec ce seul argument : « Vous n’avez pas le droit de dire cela, car c’est grâce au football qu’il y a la paix dans les banlieues. » Les émeutes de novembre 2005 sont venues apporter un cinglant démenti à ce point de vue totalitaire ;

– Enfin, quel que soit le parcours de l’équipe de France 2006, son image métissée black-blanc-beur résiste mal à sa réalité : en dehors des trois gardiens de but (blancs) on y trouve 16 joueurs noirs pour seulement trois joueurs blancs (dont le nouveau sélectionné Franck Ribéry qui s’est converti à l’islam pour épouser une beurette) et un joueur beur : Zidane, rappelé de sa retraite par des voix venues d’ailleurs en février 2005.

Difficile donc d’y voir, même avec beaucoup d’indulgence, une représentation du kaléidoscope français et de croire, comme l’affirma Olivier Besancenot en 2004, que « l’équipe de France de foot est plus représentative que la chambre des députés ».
En vérité, un peuple peut-il se reconnaître dans une équipe qui lui renvoie une image si différente de lui-même ?

Guillaume Benec’h
© Polémia
29/05/06
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /Juin /2006 19:04

ÉMEUTES DES BANLIEUES :
UNE ÉTUDE RÉFUTE LES EXPLICATIONS SOCIALES

Une étude menée dans les Yvelines par le directeur départemental de la sécurité publique sur les émeutiers de novembre dernier réduit à néant les explications avancées alors pour expliquer la flambée de violence. En effet, loin d’être des “exclus”, l’immense majorité des émeutiers disposaient d’un emploi ou étaient insérés dans le système scolaire. En revanche, ils étaient bien majoritairement d’origine étrangère et connus des services de police pour des délits commis précédemment.

On se souvient qu’au lendemain des émeutes qui embrasèrent les banlieues françaises à l’automne dernier, journalistes, sociologues et politiques avaient unanimement adopté une lecture sociale des ces événements.

Le discours plaqué sur la réalité
Les Français incrédules étaient ainsi invités à ne voir dans les saccages et incendies volontaires de voitures, bus, crèches, écoles et gymnases que l’expression d’une souffrance sociale et d’un vigoureux désir de reconnaissance. Bref, on nous expliquait que, loin “d’avoir la haine”, les casseurs et incendiaires voulaient seulement être reconnus et accéder à un emploi stable qui, malheureusement, leur était interdit en raison des préjugés et du racisme qui gangrènent le monde du travail… Discours classique de la gauche, qui voit dans le délinquant une éternelle victime et dans la société une éternelle coupable, mais qui fut malheureusement repris à son compte par le gouvernement de droite et tout particulièrement par le ministre de l’Intérieur, M. Sarkozy présentant la “discrimination positive” au profit des individus d’origine étrangère comme le remède ultime qui nous préserverait de nouvelles violences.
Mais, aujourd’hui, ce discours et ce remède viennent d’être réfutés par une étude extrêmement bien documentée réalisée par le directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines. Pendant plusieurs mois, Christian Sonrier a enquêté sur les jeunes émeutiers afin de mieux cerner leur profil. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ses conclusions font voler en éclat les préjugés médiatiques.

Des émeutiers insérés socialement
Première observation : loin d’être les “exclus” que l’ont nous a décrits, plus des deux tiers des émeutiers étaient socialement insérés par le travail ou par l’école. Chaudronnier, animateur, garagiste, étudiant, ouvrier… Les profils professionnels relevés au fil de l’enquête réfutent le postulat d’une flambée de violence provoquée par le chômage.

Des casseurs aux casiers judiciaires chargés
Seconde observation : loin d’être des primodélinquants passsant à l’acte pour la première fois, les casseurs étaient majoritairement connus des services de police pour des affaires sérieuses. Six émeutiers interpellés sur dix avaient “déjà été mis en cause dans des procédures judiciaires transmises au parquet” et près de la moitié d'entre eux s’étaient déjà vu imputer “quatre faits et plus”. L'un d'entre eux était même connu au Stic (le fichier criminel de la police) “pour 30 infractions” ! Concernant les émeutiers scolarisés, l’étude note que leurs enseignants les décrivent également comme “insolents, provocants, perturbateurs” et “ne reconnaissant pas l’autorité des professeurs et des adultes”.

Des casseurs essentiellement d’origine étrangère
Troisième observation : les émeutes de novembre avaient bel et bien un caractère ethnique. Bien que titulaires de la nationalité française pour 98 % d’entre eux, les émeutiers étaient pour près des deux tiers d’origine africaine ou nord-africaine. “Aux Mureaux, note Christian Sonrier, 14 des 25 personnes interpellées vivent au sein de familles nombreuses composées de 6 à 16 personnes.” Comme avaient eu le courage de le souligner quelques députés, les structures familiales africaines polygames apparaissent être un important facteur d’explication du comportement des émeutiers. Le directeur départemental de la sécurité publique cite ainsi le cas de deux mineurs de 9 et 10 ans interpellés aux Mureaux alors qu’ils tentaient de mettre le feu à un véhicule. Après enquête de ses services, il s’est avéré que “l’une des deux familles est suivie par un juge des enfants et que l’autre l’a été”. Et Christian Sonrier d’ajouter : “Ces familles sont caractérisées par la présence de fratries importantes : 11 enfants pour la première, 14 pour la seconde de type polygame”.

Les mirages idéologiques gauchisants de Sarkozy
Salariés ou en cursus scolaire, délinquants récidivistes ou multirécidivistes, essentiellement d’origine africaine ou nordafricaine et souvent issus de famille polygame… Bien que le directeur départemental de la sécuité publique se défende de vouloir établir un profil type de l’émeutier, force est de constater que ses observations minutieuses viennent confirmer que, loin d’avoir été générées par des causes économiques et sociales, les émeutes de l’automne dernier s’inscrivaient dans un contexte ethno-culturel pour le moins spécifique.
Cette réalité étant maintenant établie par les services de police, verra-t-on demain le gouvernement admettre que ses solutions sociales répondent à un faux problème ? Verra-t-on notamment M. Sarkozy revenir sur son projet de “discrimination positive” ? Rien n’est moins sûr. Car voilà plusieurs décennies que les gouvernements de droite comme de gauche préfèrent les mirages idéologiques gauchisants aux dures lois du réel.

C. Bigot

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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 19:19
Allocution prononcée par M. Rodrigo de Rato


Directeur général du Fonds monétaire international


Paris, 4 novembre 2005
Texte préparé pour l'intervention





1. Bonjour. Je souhaiterais tout d'abord remercier la Banque de France de m'avoir invité à cet important symposium. Le sujet qui nous intéresse cet après-midi est celui de l'ajustement économique et des réponses de la politique économique. Nos intervenants sont invités à répondre aux questions suivantes, que je me permets de reprendre textuellement : «de quelle façon le secteur privé peut-il agir face aux déséquilibres mondiaux ?», et «quel rôle devraient jouer les politiques économiques pour assurer un ajustement ordonné et non déstabilisateur ?». Je laisse le soin à nos intervenants de répondre à l'essentiel de ces questions, mais permettez-moi de vous donner brièvement mon point de vue.

2. Nous savons que les déséquilibres des balances des paiements à l'échelle mondiale et de manière plus générale, le profil géographique actuel de la croissance de l'économie mondiale ne sont pas soutenables à long terme. Les États-Unis doivent accroître leur épargne nette — tant publique que privée — et l'inverse doit se produire dans d'autres pays. Si le déficit du solde des transactions courantes des États-Unis se maintenait à son niveau actuel, cela signifierait une croissance indéfinie de leur endettement extérieur, or il est difficile de croire que les investisseurs privés et les banques centrales qui devraient alors détenir des avoirs américains, acceptent cet état de chose. Mais pour que la croissance mondiale soit durable, non seulement les États-Unis, mais d'autres pays également devront s'atteler à la tâche.

3. Bien entendu, même sans ajustements par le biais de la politique économique, le secteur privé peut modifier son comportement et entraîner une correction graduelle des déséquilibres. Un accroissement de l'épargne privée aux États-Unis et une diminution de l'épargne doublée d'une augmentation de l'investissement ailleurs — notamment dans les pays émergents d'Asie — pourraient ainsi permettre de surmonter sans heurts la situation actuelle.

4. Pour que cela se produise il faudrait cependant que plusieurs conditions soient remplies. Par exemple, les particuliers, les entreprises et les banques centrales en dehors des États-Unis doivent sans doute être disposés, pendant un certain temps, à détenir un volume croissant d'avoirs américains sans bénéficier d'une prime de risque substantielle. Le moins que l'on puisse dire c'est que cela ne sera pas chose aisée.

5. Le risque principal est celui d'un ajustement brutal et désordonné — une chute soudaine de la demande d'avoirs américains entraînant une forte diminution de leur valeur et de celle du dollar, de même qu'une forte poussée des taux d'intérêt aux États-Unis. L'effet de cet ajustement ne se limiterait pas aux États-Unis : il se ferait sentir chez les exportateurs qui desservent les marchés américains et chez les emprunteurs des pays à marché émergent qui souffriraient de la montée des taux. Cet ajustement annoncerait une période de grave instabilité pour les marchés financiers et pour l'économie mondiale.

6. À ce risque s'ajoute un autre, qui n'est pas formulé de manière explicite dans les questions de cet après-midi, mais, sur lequel nous devons toutefois porter notre attention. En l'absence d'une réaction internationale concertée aux déséquilibres mondiaux, ce n'est pas uniquement le secteur privé qui risque de réagir de façon fragmentaire et déstabilisatrice mais aussi les gouvernements.

7. Le FMI est issu des durs enseignements tirés de l'effondrement de l'économie mondiale des années 1930. Cette sombre décennie nous a montré que les crises économiques et financières, les déséquilibres des balances des paiements et les perturbations de taux de change relevaient de la sphère internationale et que toute tentative d'un pays de trouver une échappatoire nationale plutôt qu'une solution internationale à ses problèmes économiques — ce qu'il est convenu d'appeler l'«égoïsme sacré» —, n'appauvrit pas uniquement ses voisins mais aussi sa propre population. Rien d'étonnant à ce que la dépression de l'entre-deux guerres ait été à la fois le produit et la cause d'un regain de nationalisme. Nous vivons aujourd'hui dans un monde intégré, nous vivons à l'heure de la mondialisation, mais nous ne sommes pas à l'abri du nationalisme. Que dire en effet de certains débats sur la constitution européenne ou bien encore du discours protectionniste qui s'élève du Congrès des États-Unis ? Et nous ne pouvons qu'imaginer les pressions que subissent en Chine ceux qui préconisent une vision internationale de la politique économique. Qui plus est, le sentiment d'insécurité que beaucoup de gens ressentent face aux effets de la mondialisation les rend encore plus vulnérables au nationalisme. C'est l'une des raisons pour lesquelles je souhaite axer le travail du FMI sur l'aide aux pays membres pour qu'ils recueillent les fruits de la mondialisation économique et financière tout en en réduisant les risques. Il est donc d'autant plus urgent de s'attaquer aux déséquilibres mondiaux.

8. S'agissant des mesures que les gouvernements devraient prendre, les recommandations du FMI, auxquelles s'associent d'ailleurs nos pays membres, sont claires. En Europe, les gouvernements doivent se doter de stratégies globales de promotion de la croissance pour faire face au chômage et au vieillissement démographique, en réduisant les rigidités qui pèsent sur les marchés du travail, des produits et des services. Les pays émergents d'Asie doivent assouplir leur régime de change et prendre des mesures pour accroître l'investissement dans certains cas et l'améliorer dans d'autres. Les pays producteurs de pétrole qui jouissent d'un cadre macroéconomique et budgétaire solide peuvent contribuer à réduire les déséquilibres mondiaux en augmentant les dépenses productives dans des secteurs prioritaires. Les États-Unis, quant à eux, doivent réduire leur déficit budgétaire, en prenant — de l'avis général — des mesures de mobilisation des recettes, notamment en élargissant l'assiette fiscale.

9. Ces grandes orientations sont amplement partagées. Elles ont reçu l'appui du G-7, du G-20, du CMFI et de pratiquement toutes les instances internationales. Comme nos intervenants aujourd'hui, on peut privilégier telle mesure plutôt que telle autre et l'on peut parfois préconiser des mesures complémentaires, mais il existe un consensus sur la nécessité d'agir ensemble. Des progrès — certes modestes — ont récemment été accomplis qui devraient réduire les déséquilibres, mais il reste beaucoup de chemin à parcourir.

10. Nous avons la chance d'avoir parmi nous aujourd'hui certaines des personnes qui ont enrichi la réflexion sur les déséquilibres mondiaux et qui sont à même de traduire cette réflexion en actes concrets. Kristin Forbes et Agnès Bénassy-Quéré sont des universitaires reconnues par les autorités de leur pays et par leurs pairs pour l'acuité et la profondeur de leur analyse. De plus, il se trouve que Kristin Forbes est la plus jeune économiste à avoir jamais siégé au Comité des conseillers économiques du Président des États-Unis. Yi Gang, Sous-gouverneur de la Banque populaire de Chine, conseiller éclairé du Gouverneur, assume d'importantes responsabilités dans les domaines de la politique monétaire et de la politique de change. Otmar Issing, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a de ce fait une perspective de l'économie européenne et de l'économie mondiale au service de la pratique. M. Issing sera notre premier intervenant et je l'invite à ouvrir notre débat.

11. Merci de votre attention.




mon avis: un bon texte qui permet de savoir comment les  experts du FMI  voient l'économie mondiale..  Ceux ci sont catégoriques: les déficits américains actuels sont insoutenables et une politique coordonnée des plus grandes puissances est indispensable pour remédier à cette dérive..  A cet égard, l'unilatéralisme de l'administration Bush ne me rend guère optimiste pour les années qui viennent..
Par fritz - Publié dans : articles
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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 18:54
Crash démographique



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On appelle crash démographique, déclin démographique ou "hiver démographique" l'hypothèse, vérifiée en Europe et en plusieurs autres pays comme l'Iran, selon laquelle le taux de natalité, loin de se stabiliser au niveau du taux de mortalité à la fin de la transition démographique , poursuivrait momentanément sa décroissance pour se maintenir à bas niveau, accentuant le vieillissement des populations et, étant inférieur au taux de mortalité, provoquant leur diminution importante, à rythme plus ou moins rapide.




Origine du concept et discussion

Le crash démographique est le titre d'un ouvrage de Michel Schooyans, professeur émérite de l'Université de Louvain-la-Neuve (Belgique) où il a enseigné vingt-cinq ans la philosophie politique, membre de l’Institut royal des relations internationales (Bruxelles), de l’Institut de démographie politique (Paris), et du Population Research Institute (Washington). L'inventeur de l'expression "hiver démographique" est quant à lui le recteur Gérard-François Dumont, directeur de la revue Population et Avenir, président de l’Alliance Nationale Population et Avenir, administrateur de Familles de France, Membre du Conseil national de l'information statistique et professeur à la Sorbonne. Tous deux sont aussi, au titre de leurs compétences, membres du Conseil pontifical pour la Famille et de ce fait considérés comme proches du Vatican.


Le crash démographique est une notion discutée : thématique initialement avancée, pour la déplorer, par des penseurs dont le combat politique est à rapprocher des mouvements populationnistes ou à la suite d' Alfred Sauvy qui dénonçait déjà en 1980 un "refus de voir" le non-renouvellement des générations en France, elle est contestée par les tenants malthusiens de l'écologie profonde ou les membres du club de Rome, qui encouragent une restriction du nombre d'humains à terme sur la planète ou minimisent la baisse annoncée par leurs adversaires idéologiques. Cependant, pour le cas de l'Europe, qui est particulièrement concernée, bien des hommes politiques de toutes tendances ont dénoncé jusqu'à un "suicide démographique", tel Michel Rocard clôturant la conférence dite « des familles » le 20 janvier 1989 : «La plupart des États d’Europe occidentale sont en train de se suicider, de se suicider par la démographie, sans même en avoir conscience». Ces prises de conscience successives ont donné lieu en octobre 2004 au "Pacte européen pour la jeunesse" signé par MM.Zapatero, Chirac, Schröder et Persson au président de la Commission européenne[1] .

A l'échelle mondiale, selon l'hypothèse la plus basse retenue par l'ONU en 2004, après une période de croissance jusque vers 2050 où elle atteindrait 9,1 milliards d'habitants, la population mondiale quant à elle se mettrait à décroître, retrouverait son niveau actuel en 2100, puis régresserait à 3 milliards (population de 1960) en 2200. Les prévisions de l'ONU sont cependant régulièrement revues à la baisse. L'ONU prévoyait ainsi pour 2050 : 11,1 Mds d'habitants (en 1973) ; 9,4 Mds (en 1996) ; 9,3 Mds (en 2000) ; 9,07 Mds (en 2004) [2]).





Causes du crash démographique


La croissance démographique au XXe siècle fut inédite par son ampleur, confortant momentanément les théories du malthusianisme ou la peur du péril jaune (Jacques Decornoy, 1970), en particulier au cours des années 1970 qui connurent l'apogée de la croissance de la population mondiale.


A ces causes idéologiques s'ajoutèrent, pour jouer un rôle en faveur de la diminution de la fécondité :

-l' urbanisation de la population mondiale (50% d'urbains en l'an 2000),

-la hausse du niveau de vie,

-des changements de mentalités divers selon les cultures,

-ou parfois des politiques étatiques malthusiennes.


La croissance démographique mondiale connut ainsi une inflexion au ralentissement au milieu des années 1970. L'effet d' inertie démographique, bien connue des démographes, et l'augmentation de l'espérance de vie qui explique pour une bonne part l'accroissement de la population mondiale "par le haut" (GF Dumont), masquèrent cependant pendant plusieurs années ces nouvelles tendances. Les politiques de limitation des naissances, parfois brutales, comme en Inde, en Chine ou au Brésil où une grande partie des femmes furent stérilisées sans véritable consentement, continuèrent tout au long des années 1980-90. L'ONU continua également de promouvoir des programmes variés, incitatifs, afin de limiter les naissances.


Les statistiques mondiales l'indiquent maintenant clairement : la fécondité globale est aujourd'hui en baisse (fécondité moyenne mondiale de 2,5 enfants par femme en 2005 contre 3,1 en 1995), le vieillissement de la population mondiale est entamé.




La mesure actuelle du "crash démographique"



Certains démographes français, se basant sur l'évolution extrèmement rapide de nombreux pays, notamment en Europe, sonnèrent l'alarme dès les années 1980, dans la lignée anti-malthusienne d' Alfred Sauvy. On compte parmi eux Jacques Dupâquier, Pierre Chaunu (spécialistes en démographie historique), Jean-François Lecaillon, Gérard-François Dumont ("L'Hiver démographique"), ou encore Michel Schooyans ("le crash démographique"). Ils furent rejoint par Raymond Aron ("« Les Européens sont en train de se suicider par dénatalité », 1983) ou par des politiques comme François Mitterrand ("« une France pauvre d’enfants dans une Europe plus pauvre encore », Lettre aux Français, 1988) ou encore Jacques Chirac ("« le recul de la natalité porte en germe la baisse de notre compétitivité», 1994).


Les statistiques récentes confirment certes le ralentissement de la croissance européenne, ou, dans une moindre mesure, mondiale. Un cas exemplaire -car aux antipodes des préjugés répandus - est celui de l'Iran des Ayatollahs, dont la fécondité actuelle est plus faible que celle des Etats-Unis (1,87 contre 2,1 enfants par femme), ou encore du Maghreb, qui tend vers 2 enfants par femmes.


Les inquiétudes des démographes se tournent particulièrement vers l'Europe, dont la fécondité est d'un niveau inédit par sa faiblesse, et n'assure plus le renouvellement des générations. Aujourd'hui, l'Europe perd des habitants, à commencer par la Russie dont la population est diminuée de plus de 500000 individus chaque année par le jeu du simple solde naturel [3].





Les prospectives envisagées



Selon le rapport sur la famille (2005) dirigé par Michel Godet, la masse de la population italienne sera réduite d'un tiers dans 50 ans. Dans le cas global de l'Europe , où les femmes n'ont en moyenne que 1,4 enfant par femme en 2004 (le seuil de renouvellement des générations étant de 2,1 enfants par femme), on peut modéliser selon un calcul conçu par Jacques Dupâquier :

Si on prend une génération 1 de 100 personnes adultes (soit 48 femmes en âge de procréer), il faut que ces 48 femmes mettent au monde 2,1 enfants chacune afin que la génération 2 soit renouvelée et comprenne à son tour 48 x 2,1 = 100 personnes.

En Europe, la fécondité d'une telle génération 1 n'assure que 1,4 enfant par femme, la génération 2 sera donc de (100/2,1) x 1,4 = 48 x 1,4 = 67 (environ) personnes.

Par un rapide calcul en chaine, à fécondité constante, on peut envisager l'avenir de l'Europe pour les générations suivantes :

Génération 3 = (67/2,1) x 1,4 = 45

Génération 4 = (45/2,1) x 1,4 = 30 personnes, alors que la génération 1 comprenait 100 individus.


Ce phénomène spectaculaire de régression démographique (en environ 1 siècle), qui ne tient évidemment compte que de mouvements naturels (ici la fécondité) montre en quoi la fécondité en Europe peut influer sur la population européenne si cette fécondité se maintient à terme. Cette fécondité peut cependant bien évidemment évoluer : en ce sens, le calcul effectué ci-dessus ne peut que mettre en évidence les caractéristiques des fécondités européennes actuelles en en accentuant leurs effets par leur prolongement fictif - qui ne sera sans doute pas réalisé (soit par hausse, soit par nouvelle baisse de la fécondité - l'Allemagne de l'Est étant déjà à 0,8 enfant par femme en moyenne) - dans les années à venir.

Ce mouvement global, dont on peut donc mesurer déjà les effets en Europe, est accentué par l'espacement des générations entre elles (l'âge de la première maternité est en effet de plus en plus élevé, ce qui influe davantage à la baisse sur les taux de natalité). Ces effets démographiques, mis également en perspective par des simulations informatiques sur des pyramides des âges qui tiennent compte de l'évolution à la hausse de l' espérance de vie [4], confirment le vieillissement inéluctable précédant puis accompagnant la diminution des populations, avec ce que cela suppose de rétractation de la consommation donc de l'économie[5].




Les politiques envisagées pour faire face au non-renouvellement des générations



Au-delà des querelles des démographes, des politiques sont concrètement envisagées à différentes échelles pour faire face à ces évolutions qui marquent déjà les structures socio-économiques des pays européens.

A l'échelle nationale, Michel Godet et Evelyn Sullerot ont fait en novembre 2005 un rapport pour le Conseil d'Analyse Economique (conseil gouvernemental) mettant en évidence les besoins d'une politique familiale tout en dénonçant une "omerta démographique" qui a aveuglé pendant longtemps les décideurs. Selon Michel Godet, ces politiques familiales, soutenues par la chambre de Front Populaire qui vota le Code de la Famille en 1939 ou par le socialiste Alfred Sauvy, ont cependant été longtemps reportées, discréditées médiatiquement à cause des politiques des dictatures européennes, depuis Vichy jusqu'à Salazar, qui avaient été natalistes. Cependant, si en effet on ne peut empêcher le vieillissement "par le haut" dû au papy-boom à venir, on peut l'éviter "par le bas" en encourageant les naissances, les femmes ayant un enfant de moins que ce qu'elles désirent, par manque d'une politique permettant de concilier travail et vie familiale. [6]. Le vieillisement suivi du crash démographique(ou déclin) européen, annonce le raport Godet/Sullerot, pourra sans doute provoquer à terme d'autres crashs de type économique (croissance économique à rebours), dont l'annonce avant-coureur médiatique est le problème des retraites.


A l'échelle mondiale, si l'ONU, pour faire face au crash démographique européen, préconise l'immigration de 13 millions de personnes par an en Europe(selon un rapport en date de l'an 2000), la revue Population et Société a mis en évidence que cette solution aurait autant d'effets que de remplir le "Tonneau des Danaïdes". Il faut aussi tenir compte du fait que même les pays dits du "Tiers Monde" (y compris en Afrique, selon G.F. Dumont) connaissent aujourd'hui un ralentissement démographique rapide, et que l'Europe ne pourra éternellement compter sur des apports extérieurs pour assurer le financement des retraites des Européens n'ayant pas assuré le renouvellement de leurs générations. Il faut dire qu'en matière de démographie, tout vide est difficilement comblé. Si la contraception en effet limite les naissances de manière réversible, les stérilisations en masse, concernant 17% des femmes en couple en âge de procréer à l'échelle mondiale (et jusqu'à 40% sur certains continents), sont irréversibles, influant définitivement sur les statistiques en matière de fécondité. Or par effet d'inertie, le manque de naissances provoqué aujourd'hui par la chute de la fécondité aura des conséquences dans les générations suivantes, de la même manière que les guerres mondiales ont provoqué des générations creuses visibles de génération en génération sur les pyramides des âges, comme par exemple celle de la Russie, qui est à ce titre exemplaire (pyramide en forme de "sapin de Noël").


A l'échelle européenne, enfin, le récent (mars 2005) livre Vert du commissaire européen Spidla rédigé pour la Commission européenne afin de mettre en évidence le vieillissement du "Vieux Monde", envisage de son côté des politiques démographiques efficaces pour empêcher, ou réduire, les effets de ce crash qui aurait déjà commencé.





Mon avis: une bonne synthèse sur le sujet...  Ce qui est dramatique c'est que la plupart des européens ne sont pas au courant des évolutions démographiques de leur continent... Ces évolutions sont pourtant lourdes de conséquences et il aurait été absolument nécessaire de faire de la pédagogie sur le sujet.. Encore, aujourd'hui, les réflexes malthusiens dominent: "pourquoi faire des enfants, alors que ceux ci seront de futurs chomeurs?".. Alors que c'est l'inverse qui est vrai, sans sursaut démographique pas de sursaut économique durable possible.. Plus que jamais, une politique nataliste est indispensable dans notre pays car il serait illusoire de faire appel à l'immigration alors même que notre pays n'a plus la capacité d'assimiler les nouveaux venus...
Par fritz - Publié dans : articles
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Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /Avr /2006 15:08

Les évènements font campagne pour Philippe de Villiers



éditorial de Guillaume Peltier (n°2 du MPF), mars 2006




Dans à peine plus d’un an, le dimanche 22 avril 2007 probablement, se déroulera le premier tour de l’élection présidentielle. Philippe de Villiers sera le candidat du patriotisme populaire, et la surprise pourrait être de taille. Jamais auparavant les évènements n’avaient autant fait campagne pour les idées que nous portons ; les incidents du train Nice-Lyon, les renoncements de nos gouvernants sur le rôle positif de la colonisation, les insultes aux harkis, les violences islamiques à la suite des caricatures de Mahomet, la directive Bolkestein rejetée par les Français le 29 mai dernier et qui revient, discrètement, par la petite porte du Parlement européen, les ouvriers polonais embauchés à 400 euros pour 44 heures de travail hebdomadaire sur le chantier de la centrale EDF de Porcheville, la dérive humiliante du Clemenceau, abandonné par les hommes politiques comme ils ont abandonné la France, ou encore les meurtres odieux et barbares du gendarme Raphaël Clin et de ce jeune Juif, Ilan Halimi, par un jeune d’origine ivoirienne, Youssef Fofana…




Tout concorde, tout est démontré, tout est dit : la France est menacée par un double péril. Le mondialisme libre-échangiste de Bruxelles et le communautarisme islamique encouragé par Nicolas Sarkozy représentent les deux nouvelles idoles que le système politique veut nous faire adorer. Ce sont pour nous les deux pièges, pièges tragiques et gravissimes, que nous rejetons. Le MPF le répète depuis des années à tous nos compatriotes. Et, pour la première fois de manière aussi éclatante, l’actualité confirme, conforte, illustre la nécessité d’une alternative et d’un nouveau projet pour la France. Au-delà des évènements, tous les indicateurs sont au vert : une moyenne de 150 adhésions par jour reçues au siège national tout au long du mois de février, des milliers de mails de soutien, le nouveau site internet à peine mis en ligne et qui dépasse déjà les 5 000 connexions quotidiennes, plus d’un million de documents en passe d’être « écoulés » sur le terrain, sans parler des derniers sondages qui démontrent que le vote Villiers est en train de s’installer progressivement et solidement dans l’opinion. L’institut CSA pour Le Parisien-Aujourd’hui en France (3 février 2006) tout comme le baromètre Ipsos pour l’hebdomadaire Le Point (16 février 2006) confirment la dynamique Villiers puisque, selon ces deux études, le candidat du MPF obtiendrait autour de 7 % des suffrages, juste derrière Le Pen (9 %) et devant Bayrou, Besancenot (6 %), Buffet et Laguiller (4 %) ou encore Voynet (2 %). Sans compter que le potentiel présidentiel de Villiers atteint en février son plus haut niveau, puisque plus de 31 % des Français (en hausse de 5 points par rapport à janvier) disent « pouvoir envisager de voter Villiers en 2007 ». La dynamique de nos idées est inéluctable. La victoire, au bout du chemin…





mon avis: le titre résume tout, jamais depuis que je suis l'actualité, je n'ai vu une suite d'évenements gravissimes se succéder à un rythme si soutenu.. et tous ces événements confirment les analyses de Philippe de Villiers.... sous la pression du réel, les tabous sont en train de tomber:  oui, l'immigration massive détruit la cohésion sociale... oui, l'islamisme est un danger mortel pour la France.... oui, le laxisme à l'égard des délinquants doit cesser... oui, l'Europe de Bruxelles marche sur la tête...  J'ai cependant juste un point de désaccord avec Guillaume Peltier: selon moi, ce n'est pas au législateur d'écrire l'Histoire. A cet égard, le gouvernement a bien fait d'amender la loi qui évoquait les aspects positifs de la colonisation française.. Bien sûr, il aurait fallu également revenir sur les lois Gayssot, Taubira...etc... j'y reviendrai plus tard
Par fritz - Publié dans : articles
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Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /Avr /2006 14:51

Maîtriser l’immigration pour rétablir la cohésion de la France



Par Nicolas Dupont-Aignan, février 2006



Lundi soir, devant l’émission « Mots Croisés » consacrée « aux besoins d’immigration » en France, je me suis sincèrement demandé si je vivais sur la même planète que la plupart des intervenants ! Messieurs Moscovici et Copé nous expliquaient chacun avec leurs nuances politiques, combien l’économie française avait besoin d’une nouvelle vague d’immigration de travail. Comme si les trois cent mille entrées annuelles constatées en France, que même Malek Boutih (Responsable des questions d’immigration au PS) dénonce avec courage, ne suffisaient pas ! Cela me rappelait le commentaire d’un Ministre avec lequel je voyageais quelques jours avant les émeutes, qui m’expliquait qu’il n’y avait pas en France de problème d’immigration !

L’après-midi, comme chaque lundi, j’avais reçu lors de ma permanence parlementaire plusieurs chômeurs de longue durée (ils défilent dans mon bureau en nombre sans cesse croissant depuis 10 ans), anciens cadres et employés, en fin de droits à 48 ans, 50 ans ou 53 ans. Tous me confient la même colère, le même désespoir d’avoir été engloutis dans ce trou noir social et humain. Tous en ont assez d’être mis à l’index comme des fainéants qui ne voudraient pas travailler par ceux qui jouent aux chaises musicales dans les palais nationaux, se goinfrent de stock-options ou bénéficient de privilèges. Tous se voient répondre par les entreprises ou l’ANPE qu’à partir de 47 ans, 48 ans, leur situation est quasiment impossible à régler. Contrairement à ce que l’on nous dit, ils ne sont pas, loin s’en faut, tous déqualifiés. Informaticiens, comptables, gestionnaires de personnels, ils ne trouvent pas d’emploi.

Il devient alors indécent d’évoquer une nouvelle vague d’immigration. Indécent quand près de 7 millions de Français sont précarisés ou marginalisés. Indécent quand le chômage atteint 50% dans des quartiers peuplés d’immigrés de fraîche date. Indécent quand le pouvoir d’achat des salariés les plus pauvres suffit à peine à nourrir une famille.

En vérité, faute d’une politique économique globale et cohérente, chacun dans le pays pare au plus pressé. Le chef d’entreprise soumis à une pression concurrentielle sans limite est prêt à tout imposer pour sauver la peau de son entreprise. Le gouvernement, faute de vouloir s’attaquer aux racines de la crise, gesticule avec des pansements type CPE. L’opposition se polarise avec excès sur ce même CPE tout en laissant voter à Strasbourg la directive Bolkestein light qui, bien sûr, détruira encore plus le tissu économique français.

Une nouvelle vaque d’immigration ferait exploser une société française qui bout comme une cocotte minute. Il est temps de mener une politique économique et sociale cohérente. Maîtriser l’immigration (suspension du regroupement familial notamment), tout miser sur la formation (Education nationale et seconde chance), revoir le système des cotisations sociales pour qu’il cesse de pénaliser la production nationale et l’emploi, favoriser fiscalement l’emploi des seniors et les contrats de longue durée, inciter à l’investissement des capitaux dans les entreprises françaises par une politique fiscale simplifiée, et bien sûr réviser cette politique de libre échangisme folle qui conduit le continent européen à l’implosion politique et sociale.

Là aussi, nous en reparlerons à l’occasion de l’annonce de mon projet. En attendant, mobilisons-nous pour éviter à la France cette nouvelle folie !


source: blog de Nicolas Dupont Aignan




mon avis: un bon texte, dommage qu'il n'y ait pas davantage de Dupont Aignan à l'UMP.. ce qui manque cependant dans cette analyse ce sont des chiffres.. combien de migrants à des fins de peuplement devrait accueillir la France?  Cela reste bien vague.. Par contre, je suis 100% en accord avec  les réformes esquissées concernant l'Education Nationale,  la Fiscalité et la  Formation tout au long de la vie...
Par fritz - Publié dans : articles
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Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /Avr /2006 14:30

Effets d'une politique du mensonge 



Bloc Notes d'Ivan Rioufol, publié vendredi 31 mars au moment de la crise du CPE
 


Source: Le Figaro, site web





L'actuelle crise politique et sociale a une vertu : elle révèle l'anachronisme d'une société abusée par des décennies de mensonges. Ils ont fait croire que le libéralisme était une calamité, l'accès aux diplômes pour tous un progrès, l'immigration du tiers-monde une chance. Ces falsifications s'entrechoquent autour du contrat première embauche, brandi comme un épouvantail par une gauche passéiste cornaquant des jeunes en révolte et cibles, dans leurs défilés, du racisme antiblanc.
 
 
C'est une France anticapitaliste et fonctionnarisée qui a manifesté mardi, avec le soutien d'une partie de l'opinion. Il est vrai que seuls 36 % des Français feraient confiance à la libre entreprise, contre 74 % des Chinois, 71 % des Américains, 67 % des Britanniques (Le Figaro, 25-26 mars) : un sondage à rapprocher du fait que le quart des salariés travaille dans le secteur public et que le fonctionnaire, largement représenté au Parlement, reste l'idéal des 15-30 ans.
 
 
Cette peur de la concurrence est au coeur de la tension. Le patron est vu comme l'homme des turpitudes, et le Code du travail comme le livre sacré. Les anti-CPE se comportent comme s'ils redoutaient que ce contrat, en créant des emplois, ébranle leur croyance. Mais cette France immobile ne peut plus se contenter d'épousseter la momie du modèle socialiste. Même les anciens pays de l'Est, Biélorussie à part, se sont convertis au marché et au risque.
 
 
Depuis le non au référendum sur la Constitution, une perestroïka libère l'esprit critique. Si ces voix discordantes ont encore du mal à se faire entendre, la brutalité des réalités se charge de bousculer les conservatismes et le prêt-à-penser. Aussi l'intransigeance de la gauche, qui ne propose qu'un retour en arrière, peut-elle contribuer à la prise de conscience d'une rupture nécessaire avec un système caricatural, qui fait de la France un cas clinique.
 

D'autant que ce conflit dévoile aussi, avec ces diplômes sans valeur, la tromperie d'un enseignement ayant renoncé à la sélection. Quant aux agressions de manifestants par des voyous des banlieues, elles rappellent cette remarque d'Andreï Makine, dans son dernier livre (Cette France qu'on oublie d'aimer, Flammarion) : «La France est haïe car les Français l'ont laissée se vider de sa substance, se transformer en simple territoire de peuplement, en un petit bout d'Eurasie mondialisée.»

 
Le temps des barbares
 
A dire vrai, la France se laisse voir dans un état inquiétant. L'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, a fait un bon diagnostic, dimanche : «Le blocage des institutions démocratiques, l'intimidation, le vote forcé, les décisions enlevées à l'arraché, la destruction des outils intellectuels, livres et instruments de travail, tout cela a fonctionné en Europe au XXe siècle, en Allemagne et en Russie. Notre démocratie devrait avoir honte de voir resurgir en son sein les fantômes du totalitarisme.»
 

Il y a de quoi être effrayé par le vandalisme des extrémistes qui ont mis à sac la Sorbonne, l'Ecole des chartes, l'Institut des hautes études en sciences sociales, et qui ont incendié une librairie à Saint-Germain. Effrayé aussi par les razzias de nazillons venus des cités et par leurs violences, y compris contre des femmes. L'école, apparemment, ne sait plus faire respecter les hommes, la culture, les livres. Faillite étourdissante.

 
Voilà à quoi joue l'Education nationale : A Grasse (Alpes-Maritimes), au centre loisirs, éducation, culture des Aspres, un millier d'enfants d'une dizaine d'années sont invités à travailler sur le thème slogans et de confectionner des banderoles, en vue d'une manifestation fictive, prévue le 4 avril. Ainsi se forme une génération de quémandeurs. Il y avait des 12-14 ans dans lde la revendication (information fournie par SOS-Education). Il leur est demandé d'imaginer des es défilés.
 

Le dressage «citoyen» éveille-t-il au moins les consciences ? Après la mise à mort de Sohane Benziane, 17 ans, brûlée vive en octobre 2002, les indignations ont vite oublié la lapidation de Ghofrane Haddaoui à Marseille, l'agression au couteau contre l'enseignante Karen Moutet-Toutain, Chahrazad Belayni transformée en torche vivante, Jean-Claude Irvoas lynché devant sa famille, la femme handicapée aspergée d'essence dans un bus, les insultes contre le gendarme Raphaël Clin agonisant, le martyre d'Ilan Halimi, etc. Oui, le temps des barbares.

 
Contre-manifestations ?

 
C'est cette société à l'abandon qu'il faut changer. Or cette préoccupation semble étrangère aux milliers de manifestants, qui font trembler aujourd'hui l'UMP. Les opposants au CPE, fonctionnaires pour une large part, n'ont d'autre ambition que de préserver des mécanismes dont ils sont les bénéficiaires. Aussi la jeunesse en colère est-elle mal inspirée de joindre sa cause à ceux qui la victimisent pour défendre un système en panne. Pour ces raisons, Dominique de Villepin donne un bon exemple de résistance, en s'affranchissant de la tyrannie du consensus. Ces prochains jours diront si Jacques Chirac lui permettra d'aller au bout de sa «thatchérisation». Si la rue devait avoir gain de cause, d'autres Français pourraient bien y descendre à leur tour (certains manifestent déjà chaque dimanche après-midi devant l'Hôtel de Ville, à Paris) pour réclamer les indispensables réformes.
 

«Ici, chez nous»

 
Dans Libération, hier : Le café La Mer à Boire (XXe) a vu son exposition de caricatures sur les religions saccagée par des «jeunes». Les «grands frères» ont prévenu les responsables du bistrot : «Vous êtes ici chez nous, vous devez faire ce qu'on veut. On va aller chercher les Frères musulmans de Belleville.» Les loups sont entrés dans Paris.





mon avis:  un bon texte d'Ivan Rioufol.... Bien que n'étant pas particulièrement favorable au CPE, je trouve inadmissible que la rue fasse plier le gouvernement.. Certes, Villepin a ses torts, il aurait sans doute dû davantage consulter. Dans cette situation, ce qui est inquiétant par dessus tout c'est cette gauche  et sa rhétorique venue d'un autre temps qui ont réussi à embrigader une partie importante de la jeunesse. Cela n'augure rien de bon pour l'avenir...
Par fritz - Publié dans : articles
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